Lassassin Royal Robin Hobb Critique Essay

Critique de Rock300 (, Inscrit le 1 janvier 2014, 54 ans) - 12 juin 2014

Habituellement peu tenté par la « fantaisie », j’ai ici, fais une exception pour « l’assassin royal » (13 tomes dans la collection JAI LU », dans la mesure où ma chère femme m’a incité à la lire, elle-même très enthousiaste. J’ai vu mon épouse plongée durant des heures dans ces livres aux couvertures superbes, qui s’exclamait de temps à autre avec ferveur sur le contenu semblait-il rempli d’émotion. Alors oui j’ai plongé à mon tour dans le tourbillon de cette histoire dont l’auteur, c’est le moins que l’on puisse dire regorge d’imagination.
J’ai globalement aimé l’histoire et les personnages tous très attachants. Cependant le plaisir est à mon sens inégal selon les volumes. Certains d’entre eux ne comportent aucune action, et c’est parce que nous sommes attachés aux personnages qu’on persiste dans de longues descriptions des états d’âme du principal personnage « Fitz Chevalerie ».
Au sujet justement de « Fitz », l’auteur l’a voulu dans le style « anti héro », et sûrement cela lui va bien. Mais bon, à force de le spolier de ses droits les plus élémentaires, le brave Fitz apparait bientôt comme le « bon à tout faire de tout le monde ». Il est tour à tour, apprenti assassin, guerrier, ermite, loup, serviteur, soldat…, chargé des tâches les plus ingrates, jamais reconnu, se dévouant pour tous sans qu’aucun ne le récompense de ses bons et loyaux services, rejeté par ses femmes car il choisit son devoir, trop c’est trop. Un peu plus de prestige à sa personnalité, un peu plus de hauteur sociétale lui aurait permis de prendre à son tour des décisions, et sans doute cela aurait apporté un plus au personnage.
L’histoire est belle, bien racontée dans un style simple mais efficace, où l’émotion et l’aventure sont au rendez-vous. Habituellement peu attiré dans les livres par la magie, le fantastique et les histoires de fées (il n’y en a pas ici), j’ai trouvé ça presque naturel.
Voilà pour l’avis d’un néophyte en la matière, qui décerne un 6.5 sur 10, l’ouvrage perdant 1 point à cause de l’histoire trop prononcée « anti héros ».
Je conseille tout de même.


Cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant apprécié une lecture. Et je peux sans hésitation dire que L'assassin royal est un vrai coup de coeur. A tel point, que même si habituellement je n'aime pas trop faire cela, j'ai pris le tome deux et je l'ai commencé juste après avoir fini le un. Et même si je ne suis qu'au prémisse de ma découverte de l'univers de Robin Hobb, je suis très heureuse de savoir qu'elle continue à écrire sa saga.

J'avais entendu parler de L'assassin royal grâce à des amies qui sont de très grandes fans. Elles m'ont répété de nombreuses fois qu'il fallait que je commence la saga, mais se lancer dans une aventure de treize tomes même avec toutes les louanges qu'elles en faisaient... Et puis un nouveau tome est sorti, elles en ont reparlé de nouveau et j'ai eu envie de me lancer. Et maintenant, je me dis que treize tomes, cela risque de n'être pas assez !

J'ai tout de suite accroché à l'univers, un peu médiéval, si je devais choisir une époque qui y ressemblerait, avec la rudesse que cela entraîne et les intrigues que la monarchie en place crée. le fait que Fitz, notre héros, nous emmène dès les premières pages dans le récit de sa vie, vous happe pour ne plus vous lâcher. Il m'a été très difficile de poser le roman... Car Robin Hobb a très bien conçu son oeuvre. Elle nous fait suivre Fitz dès son plus jeune âge et nous le suivons pas à pas. Il y a quelques sauts dans le temps, mais on voit réellement le garçon évoluer lentement. On ne peut que s'attacher à lui de cette façon. Et puis, il y a le Fitz adulte, du moins ce que l'on ressent, qui nous narre son histoire. Il impose son expérience et ses commentaires dans le récit, mais sans outrepasser les pensées et les "aventures" des jeunes Fitz. Notre héros a toujours eu une maturité précoce mais on sent tout de même les différences entre le narrateur et le personnage que l'on voit évoluer. Un peu comme si il y avait une lassitude, une envie d'en finir, un trop plein de souffrance qui s'impose doucement. S'il nous narre son histoire, Fitz est toujours en vie, mais on sent dès le début que cette vie n'a pas été facile. Alors oui, on poursuit l'histoire en se disant que l'on ne va pas rire très souvent, mais s'arrêter n'est pas envisageable.

Avec une telle saga, on s'attend à de nombreux personnages, et L'assassin royale de déroge pas à cette règle. Il y a ceux que l'on déteste cordialement dès les premiers lignes et ceux qu'on aime tout de suite : Burrich, Vérité, Molly, Umbre, le Fou, Pognes... on les découvre petit à petit, chacun étant totalement différents mais je les apprécie tous, sûrement parce qu'ils apportent tous quelque chose à Fitz, un peu moins de solitude notamment. Ils apparaissent régulièrement tout au long du roman, mais cela est toujours trop peu. Je me suis faite cette réflexion très souvent. Et encore une fois, je crois que cette impression est dû au fait que je voudrais voir Fitz moins seul, qu'ils arrivent à briser cette barrière qu'il s'est forgé et qu'il apprenne enfin à se laisser un peu aller.

L'apprentissage de Fitz tient une part très importante dans le récit. On le voit faire face à son rôle de bâtard mais aussi à cette position nouvelle que lui impose son grand-père, le roi Subtil : devenir l'assassin du roi. le titre de la saga et donc l'élément central de toute l'histoire. Il est assez dur d'accepter cela pour un si jeune enfant, mais dans ce premier tome, on ne perçoit pas encore vraiment ce que cela implique vraiment pour Fitz. Il accomplit des missions, certes, mais je ne sais pas, il n'y a rien de direct pour l'instant, si je puis dire. Ce qui m'a cependant le plus marqué reste les habilités particulières de Fitz, à savoir le Vif et l'Art. Cette petite dose de magie donne encore un plus à la saga. Ce n'est pas de la grande magie avec des effets spectaculaires et des sorts qui vont à tout va, mais elle n'en reste pas moins importante. Elle est subtile et difficile à manier. le terme "art" convient d'ailleurs très bien, car c'est exactement à cela qu'elle fait penser. J'ai hâte de voir Fitz en pleine possession de ses dons et découvrir ce qu'il pourra en faire.

Quant à l'histoire en elle-même... passionnante, du début à la fin. Je ne me suis pas du tout ennuyée. Les rebondissements sont nombreux mais sans être spectaculaires. La complexité de l'intrigue laisse l'imagination vagabonder sans pour autant prendre la tête. On découvre les rouages de ce monde, de la monarchie en place, des règles nombreuses et parfois injustes. Robin Hobb nous fait apercevoir la vie des nobles, mais aussi celle des petites gens. Elle ne presse rien, prend son temps pour tout mettre en place, on ne sent pas lésé bien au contraire car chaque détail est important au final. Et puis l'aventure, l'adrénaline, la peur constante qui nous tenaille pour Fitz, l'émerveillement de certains moments... Un florilège de sentiments pour une épopée qui s'annonce déjà fantastique.

+ Lire la suite

Leave a Comment

(0 Comments)

Your email address will not be published. Required fields are marked *